Apprendre la prononciation
Introduction
Lorsque vous commencez à apprendre le chinois, mémoriser vos premiers caractères n’est pas forcément ce qui pose le plus de difficultés. Vous pouvez assez rapidement apprendre à reconnaître 你, 我 ou 好, comprendre leur signification et progressivement apprendre à les écrire.
Mais savoir reconnaître un caractère ne signifie pas encore savoir le prononcer correctement.
Pour un débutant francophone, apprendre la prononciation constitue souvent l’une des premières grandes difficultés. Certains sons du mandarin ne correspondent pas exactement aux sons du français et le pinyin ne doit surtout pas être lu comme s’il s’agissait de français. À cela s’ajoutent les quatre tons du chinois : le mouvement de votre voix fait partie intégrante de la prononciation du mot.
Pour bien prononcer un caractère chinois, vous devez donc réussir deux choses en même temps : produire correctement sa syllabe et lui donner le bon ton.
C’est précisément ce que nous allons travailler dans cet entraînement interactif. Nous utiliserons seulement 10 caractères pour apprendre progressivement à écouter leur prononciation, distinguer les sons et les tons, reproduire un modèle puis essayer de prononcer les caractères sans l’entendre au préalable. Notre objectif : que vous soyez capable, à la fin, de retrouver et de produire leur prononciation correcte à partir du caractère seul.
Réponse rapide
Pour bien prononcer le chinois quand vous débutez, vous devez travailler simultanément la prononciation des syllabes et celle des tons. Commencez par écouter attentivement un modèle natif, apprenez à distinguer les sons du mandarin de ceux du français, puis répétez chaque syllabe avec son ton avant d’essayer de la prononcer avec modèle puis sans modèle…comme dans la vraie vie.
La progression la plus efficace consiste à écouter/répéter → reconnaître → imiter → prononcer seul → vérifier et recommencer.
Lorsque vous commencez à apprendre le chinois, vous devez associer plusieurs informations à chaque nouveau caractère : sa forme, sa signification, son écriture et sa prononciation.
Pour un Français ou un francophone, reconnaître visuellement un caractère est souvent assez rapidement possible. Après avoir rencontré plusieurs fois 你, par exemple, vous finissez par l’identifier sans avoir besoin d’analyser chacun de ses traits.
L’écriture manuelle des caractères demande généralement davantage de pratique : il faut mémoriser la composition du caractère et apprendre à reproduire ses différents traits dans le bon ordre.
Mais la prononciation ajoute une difficulté supplémentaire : vous devez produire des sons qui ne correspondent pas toujours exactement à ceux que vous utilisez en français.
Le pinyin facilite considérablement l’apprentissage de la prononciation, mais il peut également induire le débutant francophone en erreur s’il est lu avec les habitudes du français. Une lettre ou une combinaison de lettres ne se prononce pas nécessairement comme vous vous y attendriez.
À cela s’ajoute une deuxième particularité fondamentale du mandarin : les tons. Vous ne devez donc pas seulement apprendre quels sons composent une syllabe. Vous devez également apprendre avec quel mouvement de voix cette syllabe doit être prononcée.
C’est pourquoi la prononciation doit être travaillée dès les premières leçons. Plus vous associez tôt un caractère à sa prononciation correcte, moins vous aurez ensuite à corriger des habitudes devenues automatiques.
Bien prononcer le chinois repose sur deux éléments complémentaires :
Bien prononcer les syllabes
Une syllabe chinoise peut être décomposée en différents éléments, généralement une initiale et une finale.
Lorsque vous débutez, l’objectif n’est pas nécessairement de connaître immédiatement toute la terminologie phonétique du mandarin. Vous devez surtout apprendre à écouter précisément le modèle, puis à reproduire le son sans chercher systématiquement son équivalent en français.
C’est particulièrement important pour les sons qui n’existent pas en français ou qui ressemblent seulement en apparence à des sons français. Le pinyin doit donc être considéré comme un système permettant de noter la prononciation du chinois, et non comme du français écrit avec des lettres latines.
Bien prononcer les tons
À la syllabe s’ajoute le ton. Le mandarin standard possède quatre tons principaux ainsi qu’un ton neutre. Pour un francophone, le réflexe consiste parfois à considérer le ton comme une sorte d’intonation que l’on ajoute au mot. Il faut apprendre à considérer la syllabe et son ton comme un ensemble.
Ainsi, lorsque vous mémorisez un nouveau caractère, n’apprenez pas d’abord sa syllabe pour essayer d’ajouter son ton plus tard. Écoutez et répétez dès le départ la syllabe avec son ton. Si vous avez encore du mal à distinguer les différents mouvements de voix, notre entraînement consacré à la reconnaissance des tons chinois vous permettra de travailler spécifiquement cette compétence.
Les exercices suivants reprennent les 10 premiers caractères étudiés dans la méthode MandarinMaster. Nous n’allons pas simplement vérifier si vous savez les reconnaître. Nous allons les utiliser comme support pour construire progressivement votre prononciation.
Vous allez commencer par écouter attentivement un modèle, puis apprendre à reconnaître ce que vous entendez. Vous travaillerez ensuite les tons avant de passer progressivement de l’écoute à la production proprement dite.
Notre progression pédagogique suivra cinq étapes :
ÉCOUTER/RÉPÉTER → RECONNAÎTRE → IDENTIFIER LE TON → IMITER → PRONONCER SEUL
Ne cherchez pas à aller vite. Une prononciation que vous réussissez lentement et consciemment pourra progressivement devenir automatique.

Avant de pouvoir prononcer seul un caractère chinois, vous devez disposer d’un modèle sonore correct. Mais l’objectif n’est pas seulement de l’écouter : vous allez immédiatement essayer de le reproduire. C’est ce su’on appelle le shadowing.
Pour chaque caractère, regardez le caractère et son pinyin, écoutez sa prononciation, puis répétez-la à voix haute. Essayez d’imiter à la fois les sons de la syllabe et le mouvement de la voix.
Ne cherchez pas encore à mémoriser parfaitement la prononciation. À cette étape, votre objectif est simplement de créer une première association entre ce que vous voyez, ce que vous entendez et ce que vous prononcez.
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La consigne : écoutez la prononciation du caractère, puis répétez-la immédiatement à voix haute. Réécoutez ensuite le modèle et comparez votre prononciation. Recommencez si vous entendez une différence.

Maintenant que vous avez entendu plusieurs prononciations, nous allons vérifier si votre oreille commence à distinguer les sons. Cette compétence est importante : il est difficile de reproduire précisément une différence que vous n’entendez pas encore.
Vous allez entendre une syllabe, puis choisir la prononciation correspondante parmi plusieurs possibilités. Ne vous précipitez pas sur le ton. Essayez également d’entendre les consonnes et les voyelles qui composent la syllabe.
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La consigne : regardez le caractère, écoutez bien sa prononciation et sélectionnez la phonétique pinyin qui lui correspond.

Vous allez maintenant concentrer votre attention sur le deuxième élément de la prononciation : le ton. L’objectif n’est plus d’identifier toute la syllabe, mais d’écouter le mouvement de la voix. Cette capacité est importante pour votre propre prononciation. Si vous entendez difficilement la différence entre deux tons, il vous sera également plus difficile de contrôler cette différence lorsque vous parlerez.
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La consigne : écoutez la prononciation et identifiez le ton utilisé. Vous pouvez réécouter après votre première tentative afin de comprendre votre erreur.
Si vous obtenez beaucoup d’erreurs à cette étape, il peut être utile de travailler séparément votre capacité à reconnaître les tons chinois à l’oreille avant de poursuivre le travail de production.
-> Lisez notre article interactif : Comment reconnaître les tons chinois à l’oreille ?

L’objectif de cet exercice est d’identifier à l’oreille le ton qui correspond au pinyin indiqué. Cette capacité est importante pour affiner votre oreille. Si vous entendez difficilement la différence entre deux tons, il vous sera également plus difficile de contrôler cette différence lorsque vous parlerez.
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La consigne : lisez le pinyin et choisissez la bonne prononciation parmi les 3 audio proposés. Si vous avez une hésitation, cliquez sur « vérifier ».
Si vous avez obtenu beaucoup d’erreurs à cette étape, il peut être aussi utile de travailler séparément votre capacité à reconnaître les tons d’une même syllabe ou votre connaissance du pinyin.
-> Lisez notre article interactif : Comment retenir les tons : 10 méthodes qui fonctionnent.

Jusqu’ici, c’est principalement votre oreille qui a travaillé et a été testée. Nous allons maintenant passer à l’entraînement de votre propre prononciation. Pour chaque pinyin, écoutez l’audio puis prononcez la syllabe à voix haute en mettant le ton.
Votre objectif n’est pas de savoir si votre voix est identique à celle du locuteur. Elle ne le sera sans doute pas. Vous devez plutôt vous demander : Ai-je produit les mêmes sons ? Mon ton suit-il le même mouvement ?
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La consigne : regardez le pinyin, écoutez l’audio puis prononcez-le. Si votre première tentative n’est pas concluante, refaites l’entraînement.

Prononcer correctement le pinyin est une compétence importante, mais ce n’est pas encore celle dont vous aurez besoin lorsque vous parlerez chinois. Dans un texte chinois, personne ne prononce le mot juste avant vous pour que vous puissiez l’imiter et le plus souvent vous n’avez pas le pinyin. Vous devez donc progressivement apprendre à retrouver la prononciation à partir du seul caractère lui-même.
Cette dernière étape inverse le fonctionnement de l’exercice : cette fois, vous devez parler avant d’écouter.
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La consigne : regardez le caractère, prononcez-le puis seulement écoutez l’audio pour évaluer votre prononciation. Si votre première tentative n’est pas concluante, refaites l’entraînement.
Ne jugez pas cet entraînement uniquement au nombre de bonnes réponses obtenues. Essayez plutôt d’identifier à quel moment la difficulté apparaît.
Ces différentes situations ne demandent pas exactement le même travail.
| Si vous constatez que… | Travaillez en priorité… |
|---|---|
| Vous confondez certaines syllabes | Les sons du chinois et la lecture correcte du pinyin |
| Vous distinguez mal les tons | La reconnaissance des tons à l’oreille |
| Vous entendez le ton mais le reproduisez difficilement | La production des tons |
| Vous réussissez avec le modèle mais pas sans lui | La mémorisation et l’automatisation |
| Plusieurs difficultés se cumulent | Reprendre progressivement les premières leçons |
Les 10 caractères de cet entraînement n’ont pas été sélectionnés au hasard. Ils correspondent aux tout premiers caractères étudiés dans la méthode MandarinMaster. Vous travaillez ainsi la prononciation à partir d’éléments qui s’intègrent dans une progression d’apprentissage plus large.
Notre conseil : lorsque vous apprenez un nouveau caractère chinois, le reconnaître graphiquement ne devrait pas vous poser trop de problème. Attacher le pinyin à ce caractère et le retenir peut représenter un effort supérieur. Prononcer ce caractère correctement sans hésitation doit être votre objectif ultime.
Ne remettez pas la prononciation du caractère à plus tard. Chaque fois que vous apprenez un nouveau caractère, apprenez dès le départ à l’entendre et à le prononcer correctement.
Si cet entraînement vous a permis d’identifier une difficulté particulière, ne cherchez pas nécessairement à tout retravailler en même temps.
Votre prononciation progressera avec la répétition, mais à condition que cette répétition parte d’un modèle correct. Quelques minutes d’écoute attentive et de répétition régulière vous seront généralement plus utiles qu’une longue séance pendant laquelle vous répéterez une prononciation dont vous n’êtes pas certain(e).
Dans le parcours MandarinMaster, chaque nouveau caractère appris (2 à 4 par leçon) est appris dans sa totalité : son explication, sa composition, son écriture, son sens bien sûr, son pinyin, sa prononciation (validée en ligne) et son utilisation fréquente dans des mots et des phrases. Et ce qui n’est pas maîtrisé tout de suite n’est pas dramatique. En avançant régulièrement, vous revoyez vos acquis et votre progression se fait naturellement.
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Conclusion
Bien prononcer les caractères chinois ne consiste pas simplement à connaître le pinyin ou à mémoriser les quatre tons. Vous devez progressivement apprendre à entendre une prononciation, la retenir, la reconnaître, l’associer au pinyin puis être capable de la reproduire vous-même.
C’est précisément la progression que vous venez de suivre avec ces dix caractères.
L’objectif n’était pas de vous faire atteindre une prononciation parfaite immédiatement. En revanche, prenez de bonnes habitudes dès vos premières leçons. Un caractère chinois ne peut pas être mémorisé uniquement par sa forme et sa signification : sa syllabe et son ton font également partie de ce que vous devez apprendre.
Si certains des dix caractères vous posent encore problème, reprenez simplement l’étape à laquelle vous commencez à hésiter. Réécoutez, comparez et répétez jusqu’à ce que l’association entre le caractère et sa prononciation devienne progressivement plus naturelle.
Avec la méthode MandarinMaster, cette logique se poursuit au fil de votre apprentissage : chaque nouveau caractère est associé dès le départ à sa signification, à son pinyin, à son ton et à sa prononciation. Profitez des deux semaines 100% gratuites pour faire vos premiers pas dans la prononciation chinoise.
QUESTION FRÉQUENTES
Apprendre le chinois
Comment mémoriser les caractères chinois sans les oublier ?
8 octobre 26